À compter du 1er mars 2026, de nombreux épargnants verront leur Plan d’Épargne Logement (PEL) arriver à échéance et être automatiquement clôturé. Cette situation concerne les plans ouverts depuis le 1er mars 2011, qui ont une durée de vie réglementaire de 15 ans. Les PEL ouverts avant cette date peuvent être conservés sans limitation de durée.

Cette clôture constitue une opportunité stratégique : récupérer un capital parfois conséquent et le repositionner sur des placements plus adaptés au contexte économique actuel.

 

Pourquoi les PEL sont-ils clôturés en 2026 ?

Le PEL est un produit d’épargne réglementé conçu pour préparer un projet immobilier. Depuis l’adoption de la loi du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010, les plans ouverts à partir du 1er mars 2011 sont soumis à une durée maximale de 15 ans.

Au-delà de cette période :

  • le plan cesse de produire des intérêts ;
  • la possibilité d’obtenir un prêt épargne logement est supprimée.

Ainsi, les PEL ouverts en 2011 arriveront à échéance en 2026. Les années suivantes, d’autres plans atteindront progressivement cette limite des 15 ans.

 

Une occasion de repenser sa stratégie patrimoniale

La fin d’un PEL invite à se poser les bonnes questions : quels sont mes objectifs aujourd’hui ? Ai-je besoin de ce capital pour un achat immobilier, de revenus complémentaires, d’un capital à long terme, d’une solution sécurisée ou d’un placement plus dynamique ?

Dans un environnement marqué par l’évolution des taux et une inflation persistante ces dernières années, laisser dormir des liquidités sur un livret faiblement rémunéré n’est peut-être pas la solution optimale. Plusieurs solutions peuvent alors être envisagées.

 

L’assurance-vie : le socle patrimonial incontournable

L’Assurance-vie reste l’un des placements les plus polyvalents pour réinvestir un capital issu d’un PEL. Elle permet de combiner sécurité, performance potentielle et optimisation fiscale.

Les fonds en euros offrent une garantie du capital, tandis que les unités de compte donnent accès aux marchés financiers, à l’immobilier ou aux obligations. Cette flexibilité permet d’adapter l’allocation selon le profil de risque de l’épargnant.

À moyen et long terme, la fiscalité devient particulièrement attractive, notamment après huit ans de détention. L’assurance-vie est également un outil efficace pour préparer la retraite ou organiser la transmission de patrimoine.

Pour un investisseur prudent, une répartition équilibrée entre fonds sécurisés et supports dynamiques peut constituer un compromis pertinent entre rendement et maîtrise du risque.

 

Diversifier vers l’immobilier sans acheter en direct

L’immobilier reste une valeur refuge pour de nombreux Français. Toutefois, acheter un bien locatif en direct nécessite un capital important et implique des contraintes de gestion.

Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) permettent d’investir dans un parc immobilier diversifié (bureaux, commerces, santé, logistique) sans avoir à gérer les biens. L’investisseur perçoit des revenus potentiels issus des loyers, avec un rendement historiquement situé entre 4 % et 6 % brut selon les années.

Autre option plus dynamique : le crowdfunding immobilier. Ce mode de financement participatif consiste à prêter ou investir dans des projets immobiliers portés par des promoteurs ou marchands de biens. Les rendements annoncés peuvent être attractifs, autour de 10 % en moyenne, sur des durées relativement courtes (12 à 36 mois). En contrepartie, le risque de perte en capital existe et nécessite une sélection rigoureuse des projets.

Ces solutions permettent de redynamiser une partie des fonds issus d’un PEL tout en conservant une exposition à la pierre.

 

Investir en actions avec une fiscalité adaptée

Pour les épargnants disposant d’un horizon long terme et d’une tolérance à la volatilité, le Plan d’Épargne en Actions (PEA) constitue une alternative intéressante.

Il permet d’investir en actions européennes ou via des ETF diversifiés, tout en bénéficiant d’une exonération d’impôt sur les plus-values après cinq ans (hors prélèvements sociaux). Dans une logique de constitution de capital sur 10 à 15 ans, le PEA peut offrir un potentiel de performance supérieur aux placements garantis, à condition d’accepter les fluctuations des marchés.

 

Sécurité et solutions d’attente

Certains épargnants préféreront conserver une approche prudente, notamment en cas de projet à court terme. Les comptes à terme ou les livrets bancaires peuvent alors servir de solution transitoire. Néanmoins, sur le long terme, leur rendement reste généralement limité face à l’inflation.

 

Construire une allocation cohérente

Réinvestir un PEL clôturé ne signifie pas tout placer sur un seul support. La diversification demeure un principe fondamental. Une combinaison équilibrée peut par exemple inclure :

  • un socle sécurisé en assurance-vie (fonds en euros) ;
  • une exposition immobilière via SCPI ;
  • une poche plus dynamique en PEA ou crowdfunding.

L’essentiel est d’aligner la stratégie avec ses objectifs personnels, son horizon d’investissement et sa capacité à supporter le risque.

 

Transformer la fin du PEL en opportunité

La clôture des PEL au 1er mars 2026 marque la fin d’un cycle pour de nombreux épargnants. Mais plutôt que de subir cette échéance, il est possible d’en faire un levier d’optimisation patrimoniale.

En réallouant intelligemment les capitaux vers des solutions comme l’assurance-vie, les SCPI, le crowdfunding immobilier ou le PEA, les épargnants peuvent rechercher davantage de performance tout en structurant leur patrimoine sur le long terme.

Anticiper cette transition dès maintenant permet de prendre des décisions réfléchies et adaptées à sa situation financière.

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