Le budget de la Sécurité sociale pour 2026 a été définitivement adopté, marquant une étape importante dans la stratégie de financement du système de protection sociale français. Ce texte, qui fixe les grandes orientations en matière de recettes et de dépenses sociales, comprend plusieurs mesures structurantes. Parmi elles, l’augmentation du taux de la Contribution sociale généralisée (CSG) sur une partie des revenus du capital occupe une place centrale et suscite une attention particulière de la part des épargnants et des investisseurs.

 

Une hausse de la CSG désormais effective

La CSG, taxe affectée au financement de la Sécurité sociale, s’applique depuis de nombreuses années aux revenus d’activité, de remplacement et aux revenus du capital. Avec l’adoption du budget, le taux de CSG applicable à certains revenus du capital est relevé de 9,2 % à 10,6 % à compter du 1er janvier 2026, soit une augmentation de 1,4 point. Cette décision s’inscrit dans un contexte de déséquilibre persistant des comptes sociaux, marqué par la hausse des dépenses de santé, le vieillissement de la population et la progression des prestations sociales.

 

Un impact direct sur les prélèvements sociaux

L’augmentation du taux de CSG entraîne mécaniquement une hausse du taux global des prélèvements sociaux, qui passe de 17,2 % à 18,6 % sur les revenus concernés. Cette évolution entraîne une conséquence immédiate sur la fiscalité de l’épargne, puisque les prélèvements sociaux constituent une part significative de l’imposition des revenus du capital.

Dans ce nouveau cadre, le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), qui s’applique par défaut aux revenus mobiliers pour les personnes physiques, intègre cette hausse. Le taux global d’imposition des revenus du capital soumis au PFU est ainsi porté à 31,4 % (12,8% d’impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux), contre 30 % auparavant. Cette augmentation, bien que limitée en apparence, se traduit par une diminution du rendement net perçu par les investisseurs. Ce nouveau taux s’applique sur les intérêts versés à compter du 1er janvier 2026.

Le crowdfunding immobilier : un placement qui conserve de solides atouts malgré l’évolution fiscale

Malgré la hausse effective du taux de CSG issue de l’adoption du budget de la Sécurité sociale, le crowdfunding immobilier demeure une solution d’investissement particulièrement attractive pour de nombreux épargnants. Cette évolution du cadre fiscal n’en remet pas en cause les fondamentaux, ni l’intérêt que suscite ce mode de financement participatif.

Le crowdfunding immobilier permet aux investisseurs de participer au financement de projets immobiliers concrets, portés par des professionnels du secteur, tout en bénéficiant d’une visibilité claire sur la durée d’investissement, le niveau de rendement attendu et la nature des opérations financées. Les intérêts versés aux investisseurs restent qualifiés de revenus de capitaux mobiliers et sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique, intégrant désormais le nouveau taux de CSG. Cette fiscalité, bien connue et stable dans sa structure, offre une lecture simple et transparente de la rentabilité nette.

Dans les faits, l’impact de la hausse de la CSG sur le rendement net des opérations de crowdfunding immobilier reste mesuré. Les rendements bruts proposés sur ce type de placement, généralement supérieurs à ceux de nombreux produits d’épargne traditionnels, permettent d’absorber cette évolution sans remettre en cause l’attractivité globale de l’investissement. Pour un grand nombre d’investisseurs, le crowdfunding immobilier continue ainsi d’offrir un couple rendement / durée / lisibilité très compétitif.

Par ailleurs, le crowdfunding immobilier s’inscrit dans une logique de diversification patrimoniale particulièrement recherchée. En complément de l’immobilier locatif classique ou des placements financiers, il permet de répartir les risques, d’accéder à des projets immobiliers auparavant réservés à des investisseurs institutionnels et de mobiliser son épargne de manière ciblée, sur des opérations identifiées.

Enfin, dans un contexte économique marqué par la recherche de rendement et de sens, le crowdfunding immobilier conserve un avantage majeur : donner une utilité concrète à l’épargne, en contribuant au financement de projets immobiliers réels, au développement des territoires et à la production de logements ou de programmes tertiaires.

 

En résumé

La hausse de la CSG constitue une évolution du cadre fiscal que les investisseurs doivent intégrer, mais elle ne remet pas en cause la pertinence du crowdfunding immobilier comme classe d’actifs. Grâce à des rendements attractifs, une durée d’investissement maîtrisée et une transparence accrue, le crowdfunding immobilier continue de s’imposer comme un outil efficace de diversification et de dynamisation de l’épargne, pleinement adapté aux attentes des investisseurs d’aujourd’hui.

 

 

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